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Virginie Chénier, à la recherche de la perfection

Montréal, 20 avril 2020 (Sportcom) – Au milieu d’une volée de flèches, Virginie Chénier est concentrée. Plus que de la concentration, c’est pratiquement de la méditation. Elle fait abstraction des sons autour d’elle. Les yeux sur la cible, elle sent la flèche entre ses doigts. Au moment de la relâcher, elle sait qu’elle a réussi. La flèche se loge ensuite au milieu de la cible. Le sentiment est difficile à décrire, mais il la pousse à cueillir une nouvelle flèche. Et elle recommence.

L’archère de 25 ans aime s’approcher de cette perfection et apprécie être en compétition contre elle-même. Au champ de tir à l’arc, seule la cible est le juge. L’approche mentale est donc primordiale dans cette discipline où le pointage parfait est l’objectif ultime.

« Je suis perfectionniste de nature et je dirais que le tir à l’arc attire beaucoup de gens comme ça. Atteindre la perfection n’est pas impossible. Quelques-uns l’ont fait à l’arc à poulies, mais ça reste à faire à l’arc recourbé », explique-t-elle à propos de sa spécialité.

Les archers n’ont pas tous non plus les mêmes trucs pour se concentrer, mais Virginie Chénier assure pouvoir s’adapter à toutes les circonstances. Par ailleurs, si une compétition individuelle se déroule souvent dans le calme et l’intensité, les encouragements fusent bruyamment lors des épreuves par équipes.

« À un moment dans la technique, je me dis un mot-clé, donne-t-elle en exemple. Ça aide un peu à faire le vide pour éviter les pensées externes que tu ne veux pas avoir comme le stress ou la peur de manquer. Les mots-clés, la respiration, nous avons tous une routine pendant qu’on tire. »

Une compétition internationale peut durer jusqu’à quatre heures. Les archers ne tirent pas constamment durant cette période et tous ont leur propre approche durant les pauses. Certains écoutent de la musique, d’autres ne veulent pas qu’on leur adresse la parole. Mais des archers aiment aussi sociabiliser et parler aux gens.

À l’entraînement, des coéquipiers peuvent se parler, mais l’un d’eux peut indiquer qu’en compétition il voudra garder le silence.

« C’est personnel à chacun. J’ai une routine, mais je sais m’adapter selon les autres aussi. C’est vraiment essais et erreurs pour trouver ce qui est bien pour soi, explique-t-elle. C’est un sport assez amical. On ne veut pas offenser personne. »

Un rêve olympique

Après six ans de gymnastique artistique, Virginie Chénier était déjà accrochée au rêve olympique. À la recherche d’un nouveau sport à la fin de l’école primaire, la possibilité de participer aux Jeux était un très bon argument pour lui faire prendre un arc. Dès les premières flèches, elle a ressenti un « coup de foudre ».

« Le dos des gymnastes est très bien formé pour le tir à l’arc. Contrairement à ce qu’on pense, c’est le dos qui tire et non le bras », indique celle qui avait bien failli choisir l’escrime. « Même avant de commencer à tirer, je me disais déjà que je voulais faire ça. »

Elle a participé aux deux derniers Jeux panaméricains et les Championnats panaméricains qui devaient avoir lieu au Mexique en mars dernier devaient lui permettre de décrocher une première qualification olympique. La suite reste à déterminer maintenant que les Jeux de Tokyo ont été repoussés à juillet 2021.

Volume d’entraînement

En avril, après des mois de tirs à l’intérieur, les archers québécois sortent normalement jusqu’à six jours par semaine pour s’entraîner dans les parcs.

En ces temps de confinement, plutôt que de se rendre au Complexe sportif Claude-Robillard ou au parc Pierre-Bédard (dans l’est de Montréal), Virginie Chénier s’installe dans sa cour et se concentre sur sa technique. À quelques mètres de son ballot, elle répète le même mouvement, tirant des flèches à courte distance. Ce qui est souvent un échauffement, le blank bale devient aujourd’hui une partie importante de son entraînement.

« On n’est pas distrait par la cible, donc on est vraiment concentré sur la sensation du mouvement et les éléments techniques. C’est vraiment juste toi et ton arc », explique-t-elle.

On ignore à quel moment la vie normale pourra reprendre son cours. En attendant, l’archère peut adapter ses traits de caractère comme la patience et la détermination à sa vie quotidienne. Dans la répétition, elle sait que les efforts finiront par payer une fois de retour devant les cibles de compétition.

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Rédaction: Mathieu Dauphinais, Sportcom
 

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